Vélotextes

Miscellanées vélocipédiques

De la machine à pédalage horizontal (V.V.)

De la machine à pédalage horizontal (V.V.)

« Verrons-nous un jour une querelle verticale-horizontale ? Cela me ramène à deux lustres en arrière à peu près, au temps hélas, déjà reculés de feu La Pédale, et de cette longue, acharnée et rebondissante polémique poly-mono. Il me souvient d’avoir, alors, pris fait et cause pour la poly, d’avoir même apporté à « la cause » l’aide de ma plume, tout jeune initié à la religion du cycle et de la route que je fus alors. Vous avouerai-je qu’en dépit de ma conviction, de mon optimisme et de ma foi, je n’eus jamais, à ce moment, espéré une victoire si complète, si totale, de ceux-là qui prônaient le tarabiscotage. Ceci constaté, l’imagination entrant en jeu, qui nous dit que, dans quelques années, l’horizontale ne connaitra pas, à son tour, le triomphe ? »

Le Vélo de l’Avenir (1935)

Le Vélo de l’Avenir (1935)

« De nos jours, il semble qu’on doive s’orienter vers une complète évolution de la forme actuelle du vélo. A la machine imposant au pilote la position verticale est opposée aujourd’hui celle nécessitant pour la propulsion une position presque horizontale. Lequel des deux principes doit l’emporter, il serait prématuré de le dire. Cependant, la bicyclette horizontale semble douée de telles qualités que sa victoire est à prévoir. »

Bivouacs recumbent

Bivouacs recumbent

Compte rendu sportif du Concours des Pyrénées accompagné d’une critique de la performance du vélo-car (1935)

« Ce modèle de grand tourisme comportait huit vitesses par dérailleur de chaîne, sur roue-libre, quatre dentures au relais intermédiaire, et par double plateau de pédalier. Les roues à jantes Beier étaient équipées de pneus renforcés de 500x53. Freins à tambour avant et arrière. Éclairage par alternateur. Coffre à bagages contenant rechanges et outillage. Poids total, en ordre de marche réglementaire : 20 kgr. 300. »

Vélo couché (1894)

Vélo couché (1894)

Ce dessin que l’on retrouve deux fois dans le Cycliste en 1894, dans la revue et dans l’almanach de récits de voyage, en décoration, sans commentaire aucun, a été emprunté à un journal satirique allemand, Fliegende Blätter

Paris véloçable

Tous nous sommes élevés à maintes reprises dans la Bicyclette contre l’état horrible dans lequel nos édiles laissaient le pavé de la capitale et surtout contre le pavé de grès, antique vestige des siècles passés. Il est littéralement impossible de circuler en machine dans certains quartiers, notamment dans toute la région Est de Paris.
Apprenons à nos lecteurs parisiens une bonne nouvelle : L’administration prononcez la Préfecture de la Seine continuera, en effet, cette année, les travaux de transformation des chaussées et la substitution du pavage en bois à l’ancien revêtement sur un (…)

Le vélométropolitain (1894)

« La bicyclette est bien commode en principe pour se transporter d’un point à un autre de la capitale. Avec elle pas d’omnibus à attendre, pas d’allures tortueuses des voitures publiques à subir ; mais aussi que d’inconvénients, que de dangers présente le cyclisme urbain ! L’infortuné vélocipédiste est une victime toute désignée aux cochers, arroseurs et autres gêneurs. La rue de Paris n’est vraiment pas cyclable et il faut une certaine dose d’habileté d’abord et de courage ensuite pour oser s’y aventurer en machine.

Quelqu’un a proposé d’établir un vélométropolitain, c’est-à-dire un chemin de fer à voie aérienne où un étroit passage serait réservé aux cyclistes. »

Cyclisme aérien (1894)

Il ne s’agit pas d’un aéroptère plus ou moins perfectionné, ailes dans les airs et de pédaler au-dessus des vallées et des montagnes. La nouvelle, ou plutôt le projet que nous apportent les journaux américains, est presque aussi impraticable. Un habitant de Minneapolis rêve de faire construire une voie aérienne, destinée à la circulation des cycles, une sorte de pont destiné à relier Minneapolis à Saint-Paul.
Des lampes électriques placées peu au-dessus de la voie en question, serviraient, dans le projet, à éclairer à la fois le chemin des cyclistes et les rues de la ville. La (…)

Cycle paths (1898)

Cycle paths (1898)

Les sentiers cyclables des Landes d’Arcachon à Léon

Les sentiers cyclables des Landes d’Arcachon à Léon

Depuis très longtemps, les résiniers de la forêt des Landes, de même que les fonctionnaires des Eaux et Forêts, vaquent à leurs occupations à bicyclette. Il semblerait que le sol, presque exclusivement sablonneux de cette région, doive mal se prêter à ce mode de locomotion. Il n’en est rien dans les endroits où les aiguilles de pins ont formé, en s’accumulant, un épais tapis. Là où ce tapis ne s’est pas formé naturellement, c’est-à-dire partout où les arbres sont jeunes, il a fallu y suppléer par l’apport de ces mêmes aiguilles, d’herbes, de genêts séchés, voire de paille, d’où, sans doute, leur nom de « sentiers paillés ».

PFAUENINSEL UND GLIENICKE

PFAUENINSEL UND GLIENICKE

En 1895, au palais des sports rue de Berri à Paris, des paysages étaient peints sur les murs de ce manège de cyclitation pour représenter la grande route.
Walter Benjamin dans « Enfance berlinoise » décrit son apprentissage du vélo propre à cette époque.

Grand Manège Central, 4, rue Buffault.

Grand Manège Central, 4, rue Buffault.

Au manège Central
Un des quartiers les plus populeux de Paris, le quartier Montmartre, devient décidément cycliste. C’est à la parfaite organisation du manège Central, 4, rue Buffault, qu’il faut attribuer ce mouvement vélocipédique. M. Rouveroux, le sympathique directeur de cet établissement, se multiplie pour satisfaire sa nombreuse et élégante clientèle et a apporté plusieurs innovations, telles que le service des promenades au Bois, grâce auquel les cyclistes trouvent à la porte du Bois leur machine toute prête, et n’ont par l’ennui de traverser Paris, toujours dangereux pour les (…)

Manège Terront

Manège Terront

Manège Terront (La Bicyclette, 1894)
Le manège Terront organise pour le 15 décembre prochain une grande fête vélocipédique au profit des professeurs. Cette fête promet d’être des plus intéressantes.
Afin d’éviter la trop grande affluence des fêtes précédentes et pour donner entière satisfaction aux spectateurs, le nombre des places a été limité à 500.
Les personnes qui désireraient assister à cette soirée sont donc priées de bien vouloir prendre leurs billets à l’avance.
Orchestre du cercle de l’Essor sous la direction de M. A. Ducros. Prix d’Entrée : places réservées 3 fr. - (…)

Le Cycliste et l’Œuvre de Vélocio (1936)

Le Cycliste et l’Œuvre de Vélocio (1936)

«  Durant quarante-quatre années, sous la plume de son fondateur, le «  Cycliste  » n’a cessé de mettre en valeur les bienfaits du Cyclotourisme, les joies immenses que la «  Petite Reine  » nous permet de goûter en communion avec la nature et surtout de préciser combien ils sont accessibles à tous et à toutes, humbles ou puissants.
Le «  Cycliste  », c’est l’historique du Cyclotourisme en France  ; c’est aussi l’apostolat de Velocio.  »

L’ŒUVRE DE VELOCIO (Suite) 1931-1936 : Le Cyclotourisme Moderne

L’ŒUVRE DE VELOCIO (Suite) 1931-1936 : Le Cyclotourisme Moderne

« Quatre concours techniques en trois ans, plus le Chanteloup annuel, voilà qui aurait réjoui Velocio, toujours à l’affût du nouveau. »

L’ŒUVRE DE VELOCIO (Suite et fin)

« La vieille et éternelle querelle qui avait longtemps divisé sportifs et touristes est à présent complètement terminée. Au dernier Tour de France. Charles Faroux avait assumé la direction technique de l’épreuve, à la place de Henri Desgrange, indisposé. Déjà il commentait à chaque étape de montagne le travail des coureurs dans les mêmes termes, et avec les mêmes conclusions qu’avaient employés jadis Carlo Bourlet, Perrache, Paul de Vivie. Les coureurs prêtaient d’autant mieux à sa critique, qu’habitués à leurs dérailleurs utilisés dans les autres compétitions, beaucoup se trouvaient handicapés d’avoir à descendre de leur bicyclette pour modifier leur développement. Cela laissait prévoir que l’utilisation des changements de vitesse, commandés en marche, encore interdite en 1936, serait un jour admise dans le Tour de France.
C’est fait !... Par un communiqué du 18 novembre. L’Auto informe ses lecteurs que les bicyclettes du Tour de France seront équipées avec des dérailleurs en 1937. Bravo, Desgrange !
Cette décision met le point final à une longue controverse qui a duré plus de trente ans. Velocio illuminerait à cette nouvelle. Je voudrais aller aux Grands-Bois lui murmurer cette victoire. »

14 vitesses de 1908

« Comme on va sûrement en mettre, car mon compagnon, dans la force de l’âge et bien entraîné, est de ceux qui n’aiment pas traîner sur la route, que j’ai besoin de m’arrêter un certain temps à Anse et que cependant nous tenons à rentrer avant la nuit, je choisis dans mon écurie ma vieille 14 vitesses qui date de 1908 et qui, avec 4 couples de pignons et deux dérailleurs, deux freins et des garde-boue, ne pèse pas moins de 17 kilos en ordre de marche. Certes, j’aimerais mieux qu’elle n’en pesât que 14, qu’elle eût un cadre moins haut qui ne m’obligeât pas à coller ma selle au ras du tube et, enfin, qu’elle eût des pneus extra-souples. »

Ballon n°1

Ballon n°1

La bicyclette de demain (Janvier Février 1927)
Enfin, un constructeur s’est décidé à industrialiser la bicyclette à gros pneus dont nous avons, dès 1904, démontré la supériorité sur le terrain. Et ce constructeur, M. Aumon, à Nantes, a mis à ma disposition une de ces bicyclettes, pour toutes expériences comparatives que je voudrais faire. A vrai dire, je n’ai pas besoin, pour être convaincu de la supériorité des gros pneus, de faire de nouvelles expériences, et tant que j’ai pu obtenir des pneus souples de 50mm pour mes n° 4 et 5 et mon tandem, qui virent le jour en 1904 et 1905, j’ai (…)

Tandems

Tandems

Tandem (1904) «  Ma plus longue étape à tandem(équipe mixte) a été de 195 kilomètres et m’a laissé l’impression que, la femme se fatiguant moins et l’homme pas davantage qu’en pédalant chacun pour son compte, la vitesse de marche était sensiblement plus grande. En fait, nous fîmes, le 31 octobre, ces 195 kilomètres en 10 heures, tous arrêts compris, soit 75 kilomètres de Givors à Tain en 2 h. 50 et 120 kilomètres d’Avignon à Saint-Maximin par Trets en 7 heures, trajet modérément accidenté comme on voit  ; pourtant la nuit tombant vite à cette époque, nous força, après Aix, à ralentir (…)

Bicyclette n°5 (à petites roues de 50 cm)

Bicyclette n°5 (à petites roues de 50 cm)

«  Un peu partout, ma machine liliputienne excite l’étonnement et les cris des enfants. Les Vé  ! Qu’ès aco  ! et autres exclamations provençales me saluaient dans chaque village.  »

Trottinette

Trottinette

«  Je vais donc, dès cette fin de saison, comparer avec méthode, sur mes terrains d’expérience, les résultats que me donne ma Ballon des vieilles gloires qui se caractérise par des roues de 500 à boyaux de 50 et la compression de toutes ses parties, par quoi l’on est arrivé à en réduire le poids à onze kilos et à lui donner l’air d’une trottinette.  »

Rétrodirecte

« Je pratique assez fréquemment la rétrodirecte pour pouvoir me dire rétroïste moyen et j’ai remarqué que les muscles qui se fatiguent à rétropédaler sont les mêmes qui se fatiguent à contrepédaler à la descente sur une roue serve, exercice auquel je me livre assez souvent en hiver, de sorte que je n’éprouve jamais ce besoin de me remettre en forme et que je puis à n’importe quel moment faire une promenade d’une centaine de kilomètres en rétrodirecte sans courbature anormale. Car j’ai été, à ses débuts, un partisan convaincu, un emballé du répropédalage et le premier adepte du capitaine (…)

Randonneuses

La hantise de la légèreté, 1913
« Les cadres de mes randonneuses sont de différentes marques et pèsent tous, à 100 grammes près, le même poids : 4.600 grammes ; là dedans sont compris la fourche de direction montée, le pédalier complet avec pignons 48 dents, manivelles de 17 centimètres et pédale à scie, mais sans le guidon ni la tige de selle Ces cadres sont tous brasés et à raccords visibles, courts à l’arrière avec ponts cependant pour roues de 65 centimètres, et leur hauteur varie de 53 à 55 centimètres ; un seul d’entre eux est à soudure autogène et pèse 100 grammes de moins. A tort (…)

Bicycle et vélocipède Michaux

En 1880, des bicyclistes s’étaient rendus de Saint-Étienne à Lyon puis Grenoble, et retour, soit 320 km. L’histoire avait été colportée partout, et suscita des vocations. Paul de Vivie fit son apprentissage de l’équilibre et ses premiers coups de pédale sur un vélocipède type Michaux, puis acheta un grand-bi d’occasion aux frères Gauthier, en 1881. Il devint secrétaire du Club des cyclistes stéphanois, créé la même année. Les chutes firent parfois rester remisée sa monture. Il réalisa tout de même une belle étape de 100 km vers le Livradois-Forez.
En allant au Puy Mary, 1922
Je ne (…)

Quand Vélocio se rend au concours de frein avec un système a.b.s

Quand Vélocio se rend au concours de frein avec un système a.b.s

Dans le récit «  Çà et là  » et dans l’article «  Autour du Concours de frein » de 1901, Vélocio nous décrit en détail son vélo et son système de frein anti-panache. Sur la route, il fait le 15 août une pause à Châtillon de Michaille, chez la famille Juillard. Le docteur Juillard a pris en photo sa machine et lui, ensemble et séparément, juste avant son départ à 5 heures moins le quart de l’après-midi. La première photo conservée au musée d’art et d’industrie est reproduite dans la biographie de Vélocio par Raymond Henry. Elle a été aussi exposée lors du week-end pascal 2024 au musée (…)

Quand Vélocio se bricole un Mountain Bike

EXCURSIONS DU “CYCLISTE”, 21 FÉVRIER 1926
«  Au début de la saison, j’utilise volontiers mes excursions dominicales pour essayer différentes machines et me rendre compte de leurs défauts et de leurs qualités. J’ai donc laissé à l’écurie, le 21 février, ma légère randonneuse à 4 vitesses, je suis parti sur un véritable carrosse de gala pesant en ordre de marche 20 kilos, construit pour être utilisé quand bon semblerait comme vélo-moteur et il l’a été pendant 1.500 km  ; après quoi son propriétaire dégoûté du Lutetia qu’il avait fixé sur la roue arrière, a voulu s’en servir comme d’une (…)

Flottante de 1912

La hantise de la légèreté, 1913
« Mais je ne monte pas que des randonneuses, j’ai une bicyclette un peu plus confortable, équipée pour le tourisme, ma vieille chaîne flottante souvent décrite dans Le Cycliste, dont le cadre n’est pas plus lourd que celui de mes quatre randonneuses, mais qui a des garde-boue en bois, une selle B 10, large et forte, des pneus démontables de 650 x 35, à toile apparente sur jantes bois et aluminium, comme ceux de C, un moyeu genre New Departure avec frein à contrepédale, un frein sur jante avant, sacoche garnie, timbre, porte-lanterne, et rien de plus, ma (…)

Ballon n°2

RANDONNÉE PASCALE, 1928
«  Puisque je suis condamné à randonner, me dis-je, randonnons et rentrons par la route  ; ce me sera l’occasion de soumettre à plus rude épreuve ma bicyclette Ballon n° 2 dont c’était le premier long voyage. Ma Ballon n° 1 est mon Aumon qui, depuis février 1927, a mis a son actif, d’abord en mono, puis en flottante, ensuite en dérailleur, plus de 9.000 km. Je me suis fait construire pour cette année une Gauloise à pédalier très bas, arrière court, cadre ouvert qui en permet l’accès aux dames, aux ecclésiastiques et surtout aux cyclistes âgés qui aiment pouvoir (…)

Bicyclette 1900 (Quand Vélocio utilise une béquille en voyage)

MON RAID PASCAL, 1903
«  J’ai pris mon ordinaire machine de tourisme  : guidon à deux positions, selle oscillante, cinq développements dont deux interchangeables en marche par deux chaînes, roue libre partout, un frein sur jante AR et un frein à patin sur pneus AV, gros pneus, poids en ordre de marche 29 kilos. Tel est son signalement. Elle date de 1900 et semble se porter très bien encore, bien qu’elle m’ait servi dans la plupart de mes plus longs voyages tra los montes. C’est à ce vieux clou que je puis abandonner à n’importe quel coin de rue sans crainte qu’on me le vole, tant il est (…)

Bicyclette N°1 (1903)

EXCURSIONS DU “CYCLISTE”, juin 1905
« Je choisis donc cette fois, parmi mes bicyclettes de tourisme, celle que, depuis deux ans, je considère comme la meilleure sous le rapport du rendement et qui a déjà à son actif plus de 6.500 kilomètres. C’est avec elle que j’ai fait avec le moins de fatigue mes meilleures étapes, par exemple Saint-Etienne-Autun (200 kilomètres) en 8 heures, l’ascension du Ventoux en 2 h. 1/2 (22 kilomètres et 1.700 mètres d’élévation). C’est surtout à l’ascension des côtes qu’elle rend d’une façon remarquable ; elle était donc tout indiquée pour l’excursion (…)

Randonneuse Luchon-Bayonne

Cure de printemps (1910)
« Cette année j’avais résolu, histoire de m’entraîner en vue de la fameuse étape Luchon-Bayonne, d’aller, en une étape, de Saint-Étienne à Nice par la montagne, mais la neige survenant à l’improviste quelques jours avant mon départ me détourna du col de Cabre et des Basses-Alpes et me rejeta une fois de plus dans la vallée du Rhône... que je commence à connaître  !
Je devais avoir des compagnons, mais, au dernier moment, tous firent défaut, naturellement, et je partis seul le jeudi saint à 10 heures de Saint-Étienne. J’avais choisi ma randonneuse Luchon-Bayonne (…)

ÉPILOGUONS (1897)

«  Je n’ai pas, ce mois-ci, d’expériences à conter, bien que j’ai essayé, le 15 août, d’en placer une autre, et une bonne, à l’actif des machines à multiples développements, en allant de Lyon au Col du Lautaret. Malheureusement, ce jour-là, la guigne m’a poursuivi et, comme disait un Alsacien de mes amis, tous mes brochets ont été détruits  »

Saint-Étienne Lyon (1898)

«  Les excursions que je fais se résument, au bout de quelques jours, en deux ou trois impressions plus vives que les autres, agréables ou fâcheuses mais qui se figent en ma mémoire et qui lorsque je les passe en revue, même celles d’il y a dix ans, les caractérisent nettement et me permettent de les évoquer chacune à son tour sans les confondre  »

LA LOUVESC — SARRAS — LYON (1899)

«  On traverse ainsi tantôt rapidement, tantôt nonchalamment, des paysages très variés, kaléidoscope vivant dont les mille tableaux pénètrent par les yeux dans la pensée et vont ensuite se fixer embellis, amplifiés, idéalisés, dans l’imagination.  »

Le mont Verdun (patrimoine‽)

Le mont Verdun (patrimoine‽)

Dans sa biographie de référence, Raymond Henry souligne la place que prend une excursion au mont Verdun pour Vélocio dans la quête de la polymultipliée. Le 3 mai 1896, il est en effet invité par le capitaine Perrache, alias l’Homme de la montagne, alors chantre des petits développements, à une balade dans les monts d’Or. Le capitaine Perrache habite à Rochetaillé-sur-Saône. Ils attaquent les montées après le pont de Neuville, vers Poleymieux, le mont Thou et le mont Verdun, puis Limonest. Le retour se fait par Saint-Germain-au-Mont-d’Or. Vélocio, muni d’un seul développement de 5m (contre (…)

Une bonne journée (1899)

« Ce sont là malheureusement des promenades qui vous mettent en appétit et à peine a-t-on fini qu’on voudrait recommencer, tant il est agréable de se rincer l’œil, pour parler l’argot moderne, dans des kilomètres et des kilomètres de paysages incessamment variés qui par la multiplicité des images, tantôt nettes, tantôt indécises et des souvenirs qu’on en conserve, vous laissent l’impression qu’on a voyagé dans le rêve et traversé l’infini.  »

France – Suisse – Italie (1900)

«  Il paraît que je fais des choses tellement extraordinaires que l’illustre Tartarin ne sera bientôt, à côté de moi, qu’un tout petit garçon et que les esprits sensés refusent tout simplement de croire à la véracité de mes récits de voyage.  »

MONT-BLANC, SUISSE, JURA (1899)

«  Pour peu que je continue — et j’en ai grande envie — à parcourir à bicyclette plaines et montagnes, je pourrai bientôt me décorer du titre de cyclotouriste professionnel.
Est-ce le désir de démontrer, d’une façon irréfutable, par la pratique, les avantages des bicyclettes à plusieurs développements  ? est-ce le plaisir de voir des régions nouvelles où les cyclistes ne fréquentent guère ? est-ce l’ivresse des descentes à folle vitesse ou la satisfaction de surmonter les obstacles que la nature nous oppose  !  »

Un raid de 600 km à bicyclette (1900)

«  Est-ce du tourisme, est-ce du sport, ou bien est-ce simplement un peu fou, que d’aller de Saint-Étienne à Marseille et en revenir en deux jours et demi  ?
Ce sera ce que l’on voudra, mais, ce faisant, je me suis fourni une preuve dont j’avais besoin, en faveur des bicyclettes polymultipliées et de l’alimentation strictement végétarienne.  »

Roue trop libre (1899)

«  Réchauffer son moyeu sur un petit feu de brindilles de bois sur le bord de la route et l’on sera sauvé pendant au moins trois kilomètres.  »

De Saint-Étienne à Cannes et retour par les Maures et l’Estérel (1900)

De Saint-Étienne à Cannes et retour par les Maures et l’Estérel (1900)

«  Pour un beau voyage, c’est un beau voyage que nous avons fait là pendant les fêtes de Pâques, et les quatre jours que nous y consacrâmes ne pouvaient certes pas être mieux employés.  »

Forêt de Lente et Vercors (1900/1904)

Forêt de Lente et Vercors (1900/1904)

«  Le Vercors est décidément un pays merveilleux, et l’on trouverait difficilement un autre coin de terre où, en un espace si petit qu’un cycliste peut aisément le parcourir en deux jours dans tous les sens, soient réunies tant de beautés naturelles  ; il n’y manque que des glaciers.  »

Un Tour en Savoie (1898)

Un Tour en Savoie (1898)

«  ...j’avais chargé sur mon porte-bagage d’arrière 6 kilos de flanelles et de vêtements de rechange dont je n’ai pas eu besoin. Dans ma musette suspendue au guidon, j’avais revolver, carte au 1/200000, itinéraires de Dolin-Revel et mes habituelles provisions de bouche, pain et pommes, un falot plié et deux bougies. Avec tout cela et de la résolution on peut aller loin et longtemps sans être un milliardaire.  »

Pendant les fêtes de Pâques (1897)

«  Malgré mes pneumatiques, gonflés sans doute à l’excès, je trouve, comme toujours, détestable l’interminable pavé de Vaise aux Brotteaux, et je réclame, in petto, des trottoirs à l’usage des cyclistes   ; nos petits-neveux en auront sûrement  ; que n’auront-ils pas ces gaillards-là à qui nous préparons un si bel avenir.  »

D’Ambérieu à Ambérieu (Août 1898)

«  le poids ne me gêne que lorsqu’il me faut porter ma machine, mais quand c’est elle qui me porte, je ne m’aperçois guère de quelques kilos de plus ou de moins.  »

SAINT-ÉTIENNE, GRENOBLE, GAP, BRIANÇON, CHAMBÉRY

«  J’ai toujours plein mon tiroir de projets de voyages et je choisis celui qui devait me permettre de remettre en lumière les qualités des machines à plusieurs développements. Sur mon porte-bagage arrière je fixai le paquet sous toile caoutchoutée qui me sert de valise, j’accrochai à mon guidon le sac-musette à trois compartiments où je place mes cartes, mon revolver, quelques objets de toilette, du pain et des fruits, j’accrochai au cadre sous la selle le frein à large patin de bois grâce auquel je puis faire les descentes les plus raides sans me fatiguer à contrepédaler, et j’allai dormir.  »

Extraits du carnet de route de Vélocio (1899)

« Je suis arrivé beaucoup moins fatigué que le jour où par un temps et des routes absolument identiques j’avais transporté le même voyageur et le même poids total en voiturette attelée à une bicyclette. D’où je conclus qu’il est plus avantageux de porter que de traîner un poids donné, à la condition de s’habituer à la direction beaucoup plus dure quand on porte que lorsqu’on traîne. »

La course du Tour de Saint-Julien (1899)

La course du Tour de Saint-Julien (1899)

«  À partir de ce moment et pendant 8 kilomètres de pente moyenne à 5 %, je ne pédalai que d’un pied et j’aurais été forcé d’abandonner si je n’avais eu à ma disposition, en cette occurrence, un développement assez faible pour qu’un seul pied pût, grâce à lui, faire le travail des deux.  »

Confirmation d’une expérience (1899)

Confirmation d’une expérience (1899)

«  Tout d’abord il ne faudrait pas croire que j’ai marché tête baissée comme un recordman, sans rien voir du paysage et indifférent au spectacle de la nature  ; j’ai simplement voyagé en touriste pressé et je me suis appliqué à varier mon itinéraire afin de voir le plus de sites possible.  »

Bis repetita placent, Sæpe repetita docent. (1897)

«  Je vais assez fréquemment à bicyclette de Saint-Étienne à Lyon et vice versa, tantôt par Duerne, tantôt en prenant le chemin des écoliers par le Bessat et les bords du Rhône, parfois aussi en suivant la route directe par Givors, laquelle est bien monotone  ; il est bien rare que j’y rencontre d’autres cyclistes que ceux du cru, facilement reconnaissables à l’absence de tout bagage et à leurs allures.  »

En montagne (1899)

«  Je vais donc en peu de mots vous dire à quelles exigences doit répondre une bicyclette de haute montagne.
Je rentre justement d’un petit voyage de trois jours (Saint-Étienne-Grenoble-Gap-Briançon-Chambéry) dont vous pourrez, si cela vous intéresse, lire dans le Cycliste le récit détaillé et où je puiserai quelques exemples.  »

5 jours en Montagne (1909)

«  Conter par le menu une excursion, deux ans après l’avoir faite et quand on n’en a rapporté que des notes succinctes, serait bien hasardeux. Les impressions reçues en cours de route, du nuage qui passe, des rencontres fortuites se sont évanouies  ; mais les grandes lignes du voyage sont demeurées et se détachent de mes souvenirs aussi nettes que le lendemain de notre retour  »

Sur la cote d’Azur (1906)

Il n’y a pas très longtemps, ce que nous entendions par Côte d’azur, allait tout simplement de Saint-Raphaël à Menton. Au delà, c’était l’Italie ou la Riviera ; en deçà ce n’était rien. Aujourd’hui, il n’en va plus de même et nous entendons par Côte d’azur tout le littoral compris entre Marseille et la frontière italienne ; et s’il en est une partie bénie des dieux, qui, plus que tout autre, mérite d’être ainsi désignée, c’est assurément la dentelle de rochers, de plages, de baies, de calanques abruptes et de collines mollement arrondies, qui termine au sud le département du Var si (…)

Quand Vélocio utilise le téléphone sans fil imaginaire !

«  Nous quittâmes l’excellent hôtel de la Poste à 14 heures et le vent nous hissa sans efforts appréciables de notre part à Pradelles et jusque sur le plateau, montée de 6 ou 8 kilomètres qu’ on estime généralement dure. Du point culminant, la route jusqu’au Puy n’est qu’une succession de longues descentes et de faibles contre pentes. Ce fut vertigineux. Le sol était bon, la route déserte  : on pouvait sans danger laisser aller à la vitesse limite qui qui fut souvent de 60 à l’heure. A cent mètres les uns des autres nous ne roulions plus, nous volions et les montées ne nous ralentissaient (…)

Randonnée pascale 1913

Randonnée pascale 1913

«  Autrefois, je me chargeais d’un tas de choses, cette fois je n’emportai que trois mouchoirs dans une poche, du pain dans l’autre poche, ma sacoche à outils et, dans un petit paquet roulé derrière la selle, ma pèlerine et une chambre à air.  »

Randonnées stéphanoises (1902)

«  Il est impossible de choisir parmi les sites traversés par cet itinéraire de 235 kilomètres  ; cependant, les plus appréciés ont été les gorges de l’Erieux, de leur début au débouché du plateau de Saint-Agrève, jusqu’au Cheylard, et les gorges du Doux dans la partie comprise entre le Crestet et Tournon.  »

Excursion du cycliste (1903)

«  Il me paraît important que l’on sache bien, que l’on proclame très haut, que la bicyclette moderne permet de se déplacer tout aussi bien que l’automobile, sans fatigue normale, mais à très peu de frais ; qu’un cycliste végétarien peut aller de Lyon à Marseille le premier jour, de Marseille à Nice le lendemain en dépensant à peine un centime par kilomètre, revenir en deux autres journées, et sans plus de dépenses, par Digne, à son point de départ  »

Une de plus (1912)

Vélocio, Randonnées Stéphanoises, Une de plus  !, Le Cycliste, Juin 1912, p.125- 133, Source Archives départementales de la Loire cote PER1328_12
Une quoi  ? Eh donc, une de ces étapes de 40 heures qui sont, pour tant de cyclistes, l’abomination de la désolation, parce qu’ils n’ont pas encore essayé de les faire dans les conditions requises, c’est-à-dire sans se fatiguer anormalement, selon la méthode de l’Ecole stéphanoise. Le temps était loin d’être engageant quand nous partîmes, mais nous ne sommes pas libres de choisir notre heure et notre jour et les fêtes de la Pentecôte tombant (…)

Randonnée pascale mars (1907)

Vélocio, Randonné pascale, Le Cycliste, mars 1907, p.41 à 45, Source Archives départementales de la Loire, cote PER1328_9
Qui a bu boira  ; qui a randonné randonnera. J’ai beau me répéter qu’il serait, sans doute, sage de renoncer aux étapes-transport  ; que lorsqu’on a franchi le cap de la cinquantaine, qu’on est même, comme moi, à mi-chemin de celui de la soixantaine, il est peut-être imprudent de s’exposer à des fatigues que tout le monde s’accorde à trouver excessives, je fais comme le nègre de Mac-Mahon, je continue. Peut-être aussi tout le monde a-t-il tort de trouver excessives (…)

Excursion pascale (1905)

Excursion pascale, Vélocio, Le Cycliste, avril 1905, p. 66-74, Source Archives départementales de la Loire cote PER1328_8
À Pâques, nous avons coutume, à l’École Stéphanoise, depuis 1900, d’aller nous promener sur la côte d’Azur. La montagne nous est encore trop interdite par la neige et par la boue pour que nous nous y hasardions, et le passage du col des Grands Bois à 1245 mètres suffit pour nous donner un avant-goût des surprises qui nous attendraient au col du Lautaret, par exemple, où quelques-uns eurent, cette année, la velléité de nous entraîner. Tentative qui ne résista pas à (…)

LE COL DU ROUSSET à 8 heures de Saint-Etienne (1905)

Le col du Rousset à 8 heures de Saint-Étienne, Le Cycliste, Août 1905, p.142-146, Source Archives départementales de la Loire cote PER1328_8
Avant de mourir au cyclotourisme actif, je m’occupe à poser des jalons qui serviront à mes successeurs pour juger du chemin parcouru, des progrès accomplis. Car j’espère bien avoir des successeurs pour qui la mise en valeur du moteur humain sera la principale affaire, qui, sans faire fi des moteurs mécaniques dont l’avenir est ailleurs, estimeront qu’en fait de moyen de transport personnel il n’en est point de plus honorable que celui dont tous les (…)

Mon raid pascal (1903)

Vélocio, Mon raid pascal, Le Cycliste, 1903
Il ne s’agit pas précisément, cette fois, d’une excursion ; car l’itinéraire projeté comportait une partie transport, hors de proportion avec la partie excursion. Depuis longtemps, je me promettais de compléter ma connaissance des routes du littoral et de pousser de Saint-Etienne jusqu’à Menton par la route évidemment la plus courte, c’est à-dire par Die, Digne et Puget-Théniers à l’aller ; au retour, la Turbie, la Nouvelle Corniche du T. C. F. et le littoral jusqu’à Toulon devaient constituer l’excursion proprement dite. Les fêtes de Pâques (…)

Excursions du “ CYCLISTE ” (mai 1903)

Excursions du “ CYCLISTE ”, Vélocio, Le Cycliste, mai 1903
1 648 kilomètres en mai ont porté à 7.405 kilomètres mon kilométrage depuis le 1er janvier. Rien de sensationnel comme longueur d’étape, si ce n’est pour l’Ascension une excursion dominicale de 370 kilomètres du mercredi soir au vendredi matin, au cours de laquelle nous avons grimpé à bicyclette jusqu’à l’observatoire du mont Ventoux (22 kilom , élévation 1 600 m.). C’est la plus rude montée que j’aie, jusqu’à ce jour, placée à mon actif. Partis à 6 h. et quart de Bédoin, nous sommes arrivés au sommet à 9 heures après un arrêt (…)

Excursion pascale des 29,30 et 31 mars 1902

Excursion pascale des 29,30 et 31 mars. Départ de La Digonnière, octroi, le samedi à 16 heures précises : Col des Grands-Bois, Boulieu, Andance, Valence, Loriol (114 kil., coucher) ; départ le dimanche à 4 heures : Montélimar, Orange, Avignon (218 kil., jonction avec le groupe marseillais de 9 h. 1/2 à 10 heures) ; Pont-de-Bonpas, Orgon, Salon, Rognac, Marseille (323 kil.. arrivée à 16 heures, visite de la ville, coucher) ; départ le lundi à 4 heures pour 1’Estaque. Carri-le-Rouet, Martigues, Istres. les Baux, traversée des Alpines. Tarascon. Remoulins, Pont-Saint-Esprit, et rentrée le (…)

Le pays du soleil, 1903

Vélocio, Le Cycliste, Décembre 1903
LE PAYS DU SOLEIL Ce coquin de Midi exerce sur moi une fascination incompréhensible. Depuis que je sais qu’en quelques heures de vigoureuses pédalées je puis me transporter par delà la cité des papes, je ne me lasse pas, sitôt les Alpes fermées par la neige à nos pneumatiques, d’élaborer des itinéraires aboutissant quelque part le long de la mer bleue. Et cela dure jusqu’au printemps, jusqu’à l’été pour mieux dire, car la haute montagne ne n’est pas ouverte avant le Ier juillet, et encore ne faut-il pas aller, à cette date, au Parpaillon, ou au (…)

Cure de printemps (1910)

«  Pendant que je déjeunais en plein air, un curieux, que l’on me dit plus tard être le coureur Petit-Breton, vint examiner d’assez près ma machine dont les trois chaînes sans doute l’intriguaient  ; je regrette qu’il ne m’ait pas été présenté, j’aurais ainsi recueilli son opinion sur les chances des monos contre les polys dans l’étape Luchon-Bayonne et j’aurais tâché de savoir avec quel ou quels développements il comptait faire cette étape.  »

EXCURSIONS DU CYCLISTE juillet aout 1924

Gel et dégel, brume et soleil, froid et chaud, suées copieuses et bise cinglante, paysages sévères et riants, pittoresques et quelconques, tout a été réuni, au cours des 150 km. de mon excursion de dimanche dernier, pour la santé du corps et la distraction de l’esprit. Il gelait ferme au départ et l’on pouvait s’attendre à de mauvais états de routes ; je choisis donc de nouveau mon lourd carrosse sans chaîne. Parti aimable compagnon qui ne me quitta qu’à aimable compagnon qui ne me quitte qu’à 17 heures, enchanté lui aussi d’avoir vécu de bonnes heures en pleine nature. Quand on tourne à (…)

Excurions du Cycliste (juillet-aout 1928)

Excursions du “Cycliste” (22 Mai 1928) Mai et juin furent toujours, pour les randonneurs de l’E. S., les mois des grandes excursions  ; les jours y sont longs et les chaleurs encore modérées. Malheureusement, ces deux mois sont devenus, ce me semble, pluvieux plus qu’autrefois et le mauvais temps vient trop souvent contrarier nos projets. J’avais formé celui d’aller, jeudi dernier, à Glozel, mais il me fallait partir à 4 heures pour avoir quelque chance de négocier, en plein jour, les 260 km. que comporte cette excursion. Or, il plut toute la nuit et il pleuvait encore à 4 h. Glozel fut (…)

Excursions du “Cycliste” mars avril 1927

Je ne retiendrai que deux de mes excursions dominicales de février et de mars, celles qui eurent pour objet l’étude, sur le terrain, de la bicyclette ballon, tant au point de vue Confortable qu’au point de vue Rendement. Le 21 février, je venais de recevoir cette machine dont j’ai déjà parlé dans le précédent Cycliste ; elle était encore monoxée à 4 m. 70 et quoique l’itinéraire que j’avais choisi ne fut pas très accidenté, il l’était assez pour me mettre en échec avec une machine poussive. Mais, dès le départ, à 7 h. 1/2, sur le pavé, .je sens que j’ai sous moi une monture à grand * (…)

excursions du cycliste nov dec 1925

Un joli tour d’une centaine de kilomètres à faire dans la matinée, histoire de se dégourdir les jambes, de s’aiguiser l’appétit et de fêter dignement le 11 novembre, jour du triomphe des Poilus : Il y a de tout dans l’itinéraire que j’ai choisi, d’abord 40 kilomètres plats et monotones m’amènent à 9 heures et quart au delà de Feurs ; j’étais parti à 7 heures et demie, de sorte que, grâce à mon grand développement de 7 mètres j’ai moyenné là du bon 22 à l’heure. J’aborde peu après les monts du Lyonnais par une montée de quelques kilomètres à moyenne d’environ 5 % qui se termineront pour moi (…)

excursions du cycliste juillet aout 1926

A défaut du col du Béal d’où nous a encore une fois écartés la pluie qui sévissait à Lyon le samedi et qui empêcha le Lyon Routier de partir, j’ai fait, le 30 mai, dans les monts de la Madeleine, une excursion qui depuis longtemps me tentait. Son but : la Loge des Gardes, dans le bois de l’Assise, à peu de distance du point culminant (1.165 mètres) de cette montagne, dernière barrière entre la Loire et l’Allier. J’ai pris, pour cette randonnée de 230 km., ma quadrichaîne de 1903 par axe intermédiaire et double débrayage, que je vais soumettre ainsi à une épreuve définitive. Elle s’en est (…)

Randonneuse Concours d’Auvergne

Au col des Echarmeaux (Mai-Juin 1922)
« Je soumets aujourd’hui à une première épreuve une nouvelle monture sur laquelle je compte aller parcourir l’itinéraire choisi par le T. C. F. pour son concours de bicyclettes de tourisme en Auvergne. Cette machine n’est qu’une seconde édition, plus confortable, de la randonneuse qui, l’an dernier, me conduisit à la Grave. Elle a le cadre de la Polycyclette de 1906 dont les fourches peuvent prendre sans en être gênées des pneus de 50mm et n’importe quel dispositif de changement de vitesse depuis le rétro-direct jusqu’au whippet en passant par la (…)

Gauloise à 2 ou 4 vitesses

Une vieille chanson 1898
Une des bicyclettes que j’ai le plus longuement essayées a deux multiplications extrêmes 2 m. 80 et 8 m. 20 et deux multiplications moyennes de 4 mètres et 6 mètres  ; je ne pensais pas au début avoir beaucoup à me servir des deux extrêmes et il se trouve que je m’en sers tout autant que des deux moyennes  ; il est vrai que notre région très accidentée nous présente des résistances de toutes sortes, pentes raides et vents adverses très violents qui justifient l’emploi de 2 m. 80 et puis j’ai pris l’habitude de faire les descentes avec 8 m. 20 un simple frein sur (…)

Bicyclette n°4

DE SAINT-ÉTIENNE À MARSEILLE EN 15H, 1905
«  Bien des motifs m’appellent donc là-bas dès le printemps  : j’en avais un de plus cette année. Je tenais à clore, par une randonnée sérieuse et rondement menée, la série des essais que j’ai fait subir cet hiver à ma nouvelle monture, type 4 des machines d’amateurs, dont les caractéristiques sont  : trois développements interchangeables en marche par trois chaînes et deux débrayages au pied, des roues de 60 centimètres, des pneus de 50 millimètres très souples et très légers, et un cadre excessivement robuste, relativement court de l’arrière et (…)

Bicyclette n°6

EXCURSION PASCALE, 1909
«  J’avais choisi mon numéro 6, une G. R. du type dit de voyage, à 4 vitesses en marche 2m, 90, 3m, 85, 5m,25 et 7m par moyeu Villiers, deux chaînes et l’embrayage au pied de la Gauloise.  »
Vélocio, «  Excursion pascale  », Le Cycliste, 1909, p.98 à 101, Source Archives Départementales de la Loire, cote PER1328_10
(Note  : G.R.  : Grand rendement, modèle proposé par La Gauloise)«  »

Léoncel (1903)

à la montée des Echevis, j’avais croisé une caravane de onze cyclistes ou cyclettistes de Crest, traînant tous un fagot. Ils soulevaient une poussière atroce. Doués du plus fabuleux appétit, ils avaient fait le vide dans tous les hôtels où je m’arrêtai.

Un Touriste (mai 1900)

Un Touriste (mai 1900)

«   — Je me contente dans un voyage de 8 à 10 jours d’une moyenne de 120 kilomètres qui ne me coûtent aucun effort. Exceptionnellement je puis pour une excursion d’un jour aller jusqu’à 180 kilomètres, mais c’est déjà excessif et je ne pourrais recommencer le lendemain sans fatigue.  »

La Croix-Haute (1902)

La Croix-Haute (1902)

«  Aréthuse était probablement une cyclettiste, et il est assez naturel d’admettre que le jour de la fête de Diane, ses nymphes organisaient, en son honneur, une course de bicyclettes.  »

Le Couffourenc (1903)

«  Il y a une dizaine d’années, j’abandonnai le tourisme à pied pour les joies du cyclisme. Un habile cycliste d’Alais M. C., devenu aujourd’hui le plus intrépide des chauffeurs, guida mes premiers pas. Je montrais disait-il des dispositions étonnantes. En réalité je fus un élève pitoyable et, comme les chevaliers malheureux dans les tournois, je mordis souvent la poussière.  »

Route du Velay (1903)

Route du Velay
Paru dans la Revue mensuelle du Touring Club de France, Janvier 1904. Daté d’Octobre 1903 Rien ne peut donner l’idée de la beauté pittoresque du bassin du Puy. Quant à la beauté du Velay, je ne pourrai jamais la décrire. G. SAND. À mon ami de Malo. À la fin de septembre dernier, j’eus la visite d’un de mes amis que je n’avais pas vu depuis fort longtemps. C’était un touriste passionné et nous fîmes à l’entour de Rochegude de nombreuses excursions. Par une chaude après-midi nous prenions le café dans le jardin, quand la conversation vint à tomber sur (…)

CONCOURS DE BICYCLETTES DE TOURISME (1902)

« Le jour de l’épreuve était précisément celui où les 23 communes qui ont des moutons sur la montagne du Tourmalet envoient des hommes chargés de chasser ces bêtes des pâturages et de les rassembler sur la route, où on les emmène en troupeaux. C’est ce qu’on appelle la descente des moutons ! »

Tourmalet 1902

Tourmalet 1902

CONCOURS DE BICYCLETTES DE TOURISME (1902)

CONCOURS DE BICYCLETTES DE TOURISME (1902)

«  Il va, sans se presser, cherchant à tâtons les bornes kilométriques sous la neige, notant les pentes, observant les cotes au moyen de son petit baromètre portatif, et ce n’est qu’à 1 heure de l’après-midi, après être resté 7 heures en route et 5 heures à micorps dans la neige mouillée, qu’il arrive à Sainte-Marie pour se sécher sommairement.  »

De Profondis, 1902

«  Infortunée E. S. ! Que vouliez-vous qu’elle fit contre tant d’ennemis conjurés pour la perdre ? Quelle mourût. C’est ce quelle s’est empressée de faire.
Elle aura vécu ce que vivent les roses ; née au printemps, elle s’éteint avant l’hiver, que dis-je, avant même l’automne.
Son action cependant n’aura pas été inutile : elle a élargi la voie dans laquelle le cyclotourisme s’engage de plus en plus et forcé les constructeurs à s’occuper des cyclotouristes.  »

L’examen technique 1902

«  si les constructeurs s’ingénient à donner à leurs machines un aspect coquet et séduisant bien fait pour en faciliter la vente, ils ne se soucient en général nullement de la façon dont leur client s’y prendront pour les démonter et les vérifier. »

Voyage à vélo et bande dessinée fin de siècle

Voyage à vélo et bande dessinée fin de siècle

La bicyclette ne peut pas rouler en ligne droite. Pour avancer et garder l’équilibre, sa trajectoire doit légèrement onduler, comme la griffe topfférienne par excellence : le zigzag.

Jacquet

Jacquet

George Bottini

George Bottini

George Bottini (1874-1907) est une fulgurance artistique de Montmartre. De famille modeste, il apprend beaucoup de la contemplation des galeries du Louvre. Il se forme à l’atelier libre de Cormon. Il partage un atelier avec Fabien Launay et une chambre avec Gaston Pawlowski. Celui-ci est un invétéré cycliste et publie dans La Bicyclette et Paris-Vélo. Peut-être par son biais, Bottini aussi. Il illustre des couvertures de La Bicyclette. Il est très présent dans l’Almanach de Paris-Vélo de 1896, aux côtés de Caran d’Ache, Léandre, O’Galop, Albert Guillaume. Bottini va peindre les bars bals (…)

G. de Courtray

G. de Courtray

G. de Courtray propose une caricature de projet du monument Michaux et une planche de bande dessinée sur les polémiques qu’il suscite.

La bicyclette dans le creuset de la bande dessinée fin de siècle

La bicyclette dans le creuset de la bande dessinée fin de siècle

Bicyclette et bande dessinée fin-de-siècle
Le vélocipède constitue un sujet récurrent dans la caricature et les titres de la presse satirique du XIXe siècle (Le journal amusant, Le Charivari, La Caricature, Punch, Fliegende Blätter...). Un historien de l’estampe, Henri Bouchot, soulignait en 1893 dans le Figaro illustré les rires moqueurs qui se soulevaient déjà dans le sillage de l’invention de Drais : « Le plus grand malheur de la Draisienne fut qu’une autre invention allemande, la lithographie, avait trouvé grâce chez nous, laquelle contribua par son bas prix à répandre les critiques (…)

Le Vade Mecum du cycliste amateur-photographe (1896)

Le Vade Mecum du cycliste amateur-photographe (1896)

«   J’espère convaincre tous mes lecteurs, et s’ils sont bicyclistes seulement, je leur souhaite de devenir photographes, et s’ils sont amateurs de gelatino, de devenir grands cyclistes.  »

Un Laboratoire improvisé (1898)

«  En chemin de fer, en automobile, même à pied, tous les genres d’appareils sont transportables  ; en bicyclette il n’en est pas de même.  »

Archives photographiques de voyages à vélo

Le premier tour du monde à bicyclette de Sachtleben et Allen
Les archives du CTC (dont Kuklos et Petronella)
Kasimierz Nowak
Tours du monde indiens (dont Framroze Davar...)
Le voyage de Lucien Péraire

Photoreportage sportif

Photoreportage sportif

On trouve dès 1890 des photo-reportages de cyclisme sportif dans la rubrique club photo de Radfahr chronik (du Radfahr Humor) :
En France, des photos cyclistes sportives, fantaisistes ou touristiques sont aussi publiées dans L’illustration vélocipédique, souvent sous forme de portrait en machine ou à côté, parfois de précieuses scènes de route. Un montage présente même un acrobate de cirque. Cette revue est un pendant illustré de La revue des sports vélocipédiques.
La bicyclette publie des photoreportages dès ses premiers numéros de 1892 pour la course Bordeaux-Paris puis la course (…)

La Photographie en couleurs

Par L.B,Touring-club de France
Depuis quelques jours, le problème de la photographie des couleurs est résolu. Reproduire un paysage avec les teintes dont l’orne la nature n’est plus une chimère, et le photographe dispose dès maintenant des ressources merveilleuses pour rendre l’azur des mers le pourpre du soleil couchant ou le vert de la forêt.
Les premières en date sont les plaques autochromes de la maison Lumière. Par une série un peu longue de manipulations d’ailleurs assez simples, vous obtenez sur la plaque photographique la reproduction fidèle et rigoureusement exacte de l’objet (…)

Laumaillé

Laumaillé

Un nom qui ne sonne plus qu’en mineure aux oreilles contemporaines ! Et pour combien encore n’est-ce pas un nom inconnu ?.. Laumaillé possède cependant un grand nom dans l’histoire si fantastique du sport vélocipédique. A l’âge de 20 ans, en 1868, et le 1er février pour préciser, alors que nos modernes pédales ne s’entraînaient encore que sur le sein de leur nourrice, il entrait dans le monde cycliste sur une machine à la mode, un bicycle d’acacia cerclé de fer. En juin, tout radieux il partait sur ses roues de bois pour un voyage en Bretagne ! de retour, il prenait part à quelques courses (…)

Au Pôle Nord (1894)

Il ne s’agit pas de l’établissement fameux où nos jolies mondaines et... autres allaient patiner devant des loges élégamment garnies. Nous voulons parler du vrai pôle Nord, de celui dont les explorateurs ont vainement cherché à pénétrer le mystère glacé. Un hardi cycliste a formé le projet d’atteindre cette partie inconnue du monde terrestre en bicyclette. Oyez plutôt :
M. Méluis, vélocipédiste américain, se propose de se joindre à l’expédition Wellmann, qui se mettra prochainement en route pour le pôle Nord.
M. Méluis a fait construire une bicyclette spéciale qui lui rendra très (…)

DE SAINT-PÉTERSBOURG A PARIS (1893)

DE SAINT-PÉTERSBOURG A PARIS (1893)

Pierre ORLOVSKY
En ces temps de manifestations franco-russes, c’est une bonne fortune pour un journal vélocipédique que de souhaiter, le premier, la bienvenue à un cycliste slave venu en machine de Saint-Pétersbourg à Paris. Cette bonne fortune, nous l’avons eue, lundi soir, à La Bicyclette en serrant, avant tous les autres, la main de l’énergique touriste que nous voulons présenter à nos lecteurs.
Pierre Orlovsky est étudiant à l’Université de Saint-Pétersbourg, section des sciences mathématiques. Il a été si souvent parlé de lui à propos du futur record de Charles Terront que son nom (…)

Voyage interrompu (1894)

Un riche Hongrois, Un M. Jordan, ayant entrepris de visiter en bicyclette, la péninsule des Balkans et même l’Asie Mineure, son voyage a été brusquement interrompu dans un village près de Philippopoli.
Le bruit s’était répandu qu’un magicien, monté sur une machine bizarre, avait fait son apparition. L’auberge fut envahie par les paysans, la bicyclette exorcisée par le pope et finalement mise en pièces.
Le pauvre M. Jordan a dû gagner en toute hâte, à pied, la gare la plus rapprochée.
La Bicyclette

Encore un !

Le tour du monde
Encore un ! Quand nous serons à cent, nous ferons une croix !
Après les Allen et Sachtleben, les Lenz, voici encore un intrépide voyageur qui s’élance bravement à la conquête de l’univers... par le cycle. Mais celui-ci trouve que deux roues pour un si long voyage, c’est peu. Aussi a-t-il frêté un bon tricycle qu’il a d’ailleurs construit lui-même et sur lequel il compte arriver sans encombre au but quel-que peu lointain qu’il se propose.
Cet intrépide a comme nom Victor. Si nous avions un conseil à lui donner, ce serait de rendre son tricycle convertible en (…)

Lettre d’Amérique (1939)

Lettre d’Amérique (1939)

Lorsque, de retour en France, en octobre dernier, j’ai utilisé ici pour la première fois les deux bicyclettes que j’avais ramenées, j’ai obtenu, croyez-le, un certain succès de curiosité.
La bicyclette de course sur laquelle j’ai effectué mon voyage en France n’a pas trop retenu l’attention ; elle est, en effet, semblable aux autres vélos de course ; par contre, la Randonneuse Hurtu a été « épluchée » en détail et n’a pas manqué de faire beaucoup d’envieux.
Pour bien comprendre à quel point votre fabrication peut surprendre les Américains, il faut que vous sachiez que nos bicyclettes (…)

Un vélodrome place de Jaude, à Clermont-Ferrand (1895)

Un vélodrome place de Jaude, à Clermont-Ferrand (1895)

En 1895, des courses masculines, féminines et mixtes ont lieu sur un vélodrome temporaire installé place de Jaude, avec des palissades pour réserver le spectacle payant au public depuis le centre de la piste.

La bicyclette (1893)

Teophile Gautier fils, Le Figaro illustré, 1893, première partie
Les écrivains du grand siècle avaient coutume de placer, en tête de leurs œuvres, de respectueuses dédicaces au Roy ou à quelque puissant seigneur de la Cour : un style spécial était consacré à ce genre de morceaux littéraires. Aujourd’hui, le peuple est roi et les rois sont peuple ; peuple aussi les grands seigneurs. C’est donc au peuple, au peuple bicycliste que je dédie les lignes qui vont suivre. Et, ainsi qu’il convient en bonne démocratie, je rejetterai le Vous avec un grand V qu’emplovaient Boileau, Racine, Molière (…)

La circulation vélocipédique à Paris (1893)

La circulation vélocipédique à Paris (1893)

Par G. Davin de Champclos, Album du Cycle, 1893 - Dessins de Christophe, Bergevin, Lacker, Zier
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
En plein air, en pleine lumière, dans la grande paix des campagnes, le cyclisme constitue un sport auquel nul autre ne se peut comparer. La rapidité silencieuse des machines modernes, la sensation de bien-être général que l’on éprouve après une étape fournie à une allure modérée, la joie de pouvoir à loisir se griser les yeux de verdure et de soleil, tout contribue à attirer vers le tourisme vélocipédique ceux qui se sentent aux jarrets quelque vigueur, et au cerveau (…)

Les monuments du souvenir cycliste

Voici la liste, les descriptions et la conclusion d’Ernest Lemal parues dans le Cycliste de mars avril 1964, avec quelques ajouts contemporains.
Monument Drais de Sauerbronn, Karlsrhue (carte Michelin 205, pli 2).
Ses compatriotes ont honoré sa mémoire en érigeant un monument commémoratif, inauguré à Karlsrhue le 24 septembre 1892. Ce monument consiste en une colonne de marbre supportant le buste en bronze de l’inventeur.
Monument Pierre et Ernest Michaux, Bar-le-Duc (carte Michelin 62, pli 1).
Situé en plein centre de la ville, il a été érigé par souscription nationale et (…)

Le tour de France de Corre (1895)

La Bicyclette n°176, 1895
Cette fois le vaillant routier n’a pas voulu faire les choses la légère. Avant se mettre en route, il a bien arrêté tous les détails de sa longue excursion. L’itinéraire, imprimé, s’il vous plaît, que nous avons sous les yeux, porte les jours et heures probables de son passage dans les villes. Corre s’impose une moyenne de 250 kilomètres par jour et mettra à peu près 20 jours pour accomplir sa performance.
A l’heure où nous mettons sous presse, il est arrivé à Pontarlier, après avoir couvert en 6 jours le total de 1,468 kilomètres. Les 4 premiers jours, (…)

Au Japon (1893)

Parmi les pays qui sont restés longtemps réfractaires à la velocipédie, il il faut citer le Japon ; mais aujourd’hui les choses sont changées et pour se mettre à la hauteur du monde civilisé, les Japonais taquinent aussi la pédale.
Pourtant d’après le Cycling, il y a quinze ans que le premier cycle a fait son apparition au Japon sous la forme d’un vélocipède en bois. La passion pour le cyclisme devint générale, ce fut presque un culte. Cela dura près de trois ans, puis plus rien, tout tomba à l’eau.
Mais à l’apparition de la bicyclette, les Japonais recommencèrent à cycler et (…)

Le Vélo-Poule 1893

On s’occupe beaucoup de trouver des combinaisons qui nous permettront de ne pas délaisser notre bicyclette cet hiver.
Le vélodrome de l’Europe a installé, sur sa piste vélocipédique, un jeu très intéressant pour les cyclistes, le Vélo-Poule.
Sur une surface carrée de 7 mètres de côté sont disposées 16 quilles numérotées, 8 noires et 8 rouges, le cycliste entre en piste et doit abattre avec sa roue de devant les 8 quilles rouges sans toucher aux noires ni sortir du tracé de la piste.
Tout joueur qui ne se conforme pas à ces règlements est passible d’une amende et perd son tour de (…)

Les performances de M. Zola

Les performances de M. Zola.
De notre confrère le Vélo :
Le Vélo a annoncé, il y a quelques temps déjà, la conversion de M. Zola à la bicyclette. Nous avons dit comment le grand romancier avait accepté de faire partie du Touring-Club de France.
Voilà qui promettait. Nous avons voulu savoir quelles étaient les performances de M. Zola. Nous nous sommes donc rendu à Médan, où habite l’auteur de l’Assommoir. Tous les cyclistes parisiens ou presque tous connaissent Médan : c’est un charmant but de promenade.
M. Zola y est très populaire ; il ne nous a pas été difficile de nous (…)

Chili 1892

Jusqu’à la fin de 1892 la vélocipédie était pour ainsi absolument inconnue au Chili. C’est à peine si de tard en tard quelques personnes, trois ou quatre Européens se hasardaient à faire à des heures de solitude de la belle promenade de l’Alamida de Santiago, deux ou trois kilomètres et à rentrer leurs appareils après avoir éveillé la surprise et des sourires des passants habitués à considérer la vélocipédie appropriée uniquement aux enfants.
L’Alameda de las Delicias, à Santiago du Chili, est un beau boulevard de cent mètres de largeur et de plus de cing mille mètres de longueur, (…)

Nicolas de Staël « Mais tout, tout est beau. » 1935

En 1935, Nicolas de Staël voyage 4 mois à vélo en Espagne.
Le peintre est élevé au domaine public en 2026.
Sources : Laurent Greilsamer « Le prince foudroyé » (Fayard 1998) Guy Dumur « Staël » (Flammarion 1975) Catalogue raisonné établi par Françoise de Staël (Ides et Calendes 1997)
Alix et Alain, Il fait très chaud. Les indigènes depuis longtemps n’ont connu une chaleur pareille. Mais nous sommes pleins de courage. En quittant Manresa la route qui monte vers le Monserrat est désespérante, capable d’abattre un régiment cyclistes, mais nous elle ne nous a pas abattus car le paysage (…)

Le bréviaire cyclo-muletier (1939)

Le bréviaire cyclo-muletier (1939)

« L’expérience a montré que plus encore que sur la route le vélo du cyclo-muletier doit être chargé à l’avant. Plus l’arrière est déchargé, plus il est facile de conduire la machine dans un sentier rocailleux ou sur les éboulis et de réduire ainsi le portage à son strict minimum. Car qu’on veuille l’avouer ou non : le portage est bien la plaie du Cyclo-Muletier : heureusement qu’une savante technique et une certaine expérience permettent de l’éviter dans la plupart des cas et des cols. »

Nice - Clermont-Ferrand (1869)

Nice - Clermont-Ferrand (1869)

Le Moniteur du Puy-de Dôme, 24 mai 1869

Cols muletiers (Dolin)

Cols muletiers (Dolin)

Ce chapitre est spécialement dédié au Club Alpin, association qui fut la première à s’occuper des Alpes et à les faire connaitre.
J’espère rappeler d’agréables souvenirs à mes vieux collègues de la Société en leur présentant le graphique de sentiers qu’ils ont si souvent parcourus à la recherche de pics alors inviolés. Aux nouveaux, aux jeunes, j’espère être utile en leur fournissant des renseignements précis, dont leurs ainés ont eu souvent à déplorer l’absence.
Dans les chapitres précédents, surtout dans le massif de la Chartreuse, j’ai donné quelques sentiers muletiers.
Etablis à (…)

Le Col de Rhèmes-Goletta

Le Col de Rhèmes-Goletta

Le Cycliste, 1939
Depuis que les 2.770 mètres du Col de l’Iseran furent franchis à bicyclette, ainsi que certains passages muteliers par des moyens de fortune, il fallait trouver un autre taire pour le cycliste éclectique. Ainsi naquit le cyclisme-alpinisme, c’est-à-dire le franchissement de cols au-dessus de 3.000 mètres, en utilisant rocs et glaciers.
Débarqué à Bourg-Saint-Maurice le 3 août 1937, je prends avec tout mon attirail de haute montagne cette route fameuse de l’Iseran.
A Tignes, je retrouve mon collèque du C. A. F. André Tuaillon. C’est un jeune alpiniste, infatigable, (…)

Mon dernier cabcycle (1913)

« Mon dernier cabcycle comporte six vitesses : 1,56, 2 mètres, 2,60, 3,40, 4,50, 6,90 par bi-chaîne et moyeu trois vitesses. L’avant-train porteur est fixé par deux boulons au cadre d’une bicyclette ordinaire, d’après le procédé de mon tandem-combinaison, et s’allonge à 120 centimètres en avant de la douille de direction, par-dessus la roue directrice qui a 30 centimètres de diamètre seulement. Cette petite roue est commandée par deux tringles, à la façon de certains tandems d’autrefois à double direction, et son axe est à 160 centimètres de l’axe de la roue motrice. Sur ce long châssis peuvent être placés alternativement une grande balle en osier pour le transport des paquets, et un baquet-chaise-longue pour le transport d’un voyageur, qui a été parfois un cent kilos ! »

Les vélofiacres

On se rappelle le projet conçu par la Compagnie générale des cycles de doter Paris d’un service de vélocipèdes de place auxquels Louis Minart attribua par avance le nom de vélofiacres. Par suite de difficultés de toutes sortes survenues en cours d’exécution des nouveaux instruments de transport, il ne fut pas donné suite à l’idée ou du moins la réalisation en fut ajournée à une époque indéterminée.
Voici que le projet de M. Petit semble revenir sur l’eau. En effet, le Conseil municipal de Paris vient d’être saisi de trois demandes tendant :
1º A l’établissement d’un service de (…)

REMORQUES

« L’ensemble, y compris la flèche d’attelage, ne pèse que quelques kilogs, mais ce qui est remarquable, c’est que les deux fourches des roues peuvent être très facilement détachées du châssis et l’une d’elles fixée à l’opposé de la flèche d’attelage transformant ainsi le tout en remorque mono-roue.. »

STONISHING BICYCLE EXPERIMENTS Los Angeles Herald 19 June 1899

Enormous Carrying Capacity of a Slenderly Constructed Wheel —Entire Family Could Take an Outing on a Bicycle Built for One

Cyclologistique Hirondelle

Cyclologistique Hirondelle

REVUE COMMERCIALE

REVUE COMMERCIALE

Nous avons reçu quelques renseignements sur la proue, ou coupe-vent pour vélocipèdes, signalée précédemment. Nous communiquons à nos lecteurs divers détails inté- ressants sur cet in strumeut, assez singulier å première vue.
Il paralt que le Papillon tel sera le nom de l’appareil est basé sur des données scientifiques controlées par des expériences nombreuses et précises et qu’il vient, en outre, pour ses premiers essais, d’avoir d’excellent résultats dus à la suppression presque complète de la résistance de l’air (1).
Le dernier type adopté, représenté sur une photographie dont voici (…)

Vélastic 1927

Vélastic 1927

Jules Truffault (1845-1920)

Voilà un personnage qui fait lien entre l’ère du véloce, du grand bi et de la bicyclette.
Truffault (1845-1920) participe au Paris Rouen de 1869.
« Divus truffaldus » est décrit comme un génial constructeur-inventeur, mais plus mauvais commercial par le Docteur vélo.
Il allège les bicycles en 1875 à 15 puis 10,5 kg grâce à l’utilisation de jantes creuses et de fourreaux de fourches creux.
Voici la description de l’opération dans les mémoires de Charles Terront : « Truffault était à Blois après la guerre quand on vendit tout un lot de sabres de cavalerie. Il s’entendit avec un (…)

Pierre Lallement vu par un de ses contemporains

Pierre Lallement vu par un de ses contemporains

En parcourant les collections numérisées de la Bibliothèque du Tourisme et des Voyages Germaine Tillion, je suis tombé sur cette Histoire du vélocipède de Gébert (1885), ou plutôt du « vélocipède comme revendication de toutes les nations ».
Il reprend partiellement sans en préciser la source l’article de Charles E. Pratt paru dans le Wheelman illustrated d’octobre 1883 disponible ici p.4
HISTOIRE DU VÉLOCIPÈDE PAR F. GÉBERT (Voir la Revue Vélocipédique des 27 août et 3 septembre 1885, 1er et 8 octobre 1885 )
CHAPITRE II Pierre Lallement et son bicycle
Origine du vélocipède à (…)

Le col de l’Infernet

Le col de l’Infernet

Le Cycliste, 1939
Ce col, qui fait communiquer La Grave (Le Chazelet) et Saint-Jean d’Arves (Entraignes) a été franchi, le 23 octobre 1938, par cinq membres du Vélo-Touristique Grenoblois : Mme Marmonnier, MM. Marmonnier, Curtet, Cherfils, Schassmann. Son ascension présente certaines difficultés et demande un entraînement préalable sur les cols muletiers plus faciles. Sens recommandé : La Grave-Entraignes.
Jusqu’au Chazelet (1.800 m.), bonne route ; du Chazelet à la Buffe (1.950 m.), chemin de chars avec nombreuses et dures contrepentes. Au delà, sentier non muletier.
Le sentier (…)

Col de Lachamps

Col de Lachamps

Le Cycliste, 1950
UNE première ? Certainement pas. Une modeste redite, tout au plus, dont le simple récit invitera peut être quelques jeunes cyclos à faire le passage de ce col, qui en vaut la peine.
On n’a pas toujours un Galibier ou un Parpaillon à se mettre sous la dent (de pignon), et, d’ailleurs, l’aspect général de la région du Col des Champs est nettement différent.
Et si ce dernier est à une altitude inférieure aux précités, il n’en est pas moins intéressant et agréable.
Situé à la limite des dépαrtements des Basses Alpes et des Alpes Maritimes, le Col des Champs cote 2.191 (…)

Col de la Croix-du-Bonhomme

Col de la Croix-du-Bonhomme

Le Cycliste, 1950, p. 249
APRÈS une tentative avortée qui m’avait obligé à réintégrer mon camp de Menthon-Saint-Bernard, -Saint-Bernard, après avoir été au delà du Col de la Colombière, je repars le 9 août, de grand matin et file d’une pédale légère sur la route.
A Notre-Dame de la Gorge, la route s’arrête, moi aussi pour me restaurer avant de partir à l’escalade du Col. Il est 15 heures, et c’est une heure bien tardive ! Mais j’envisage de m’arrêter au Chalet du T. C. F.
Le sentier qui succède à la route est un assemblage d’énormes pierres, quelque chose comme une Voie romaine (…)

Le col de Chavières

Le col de Chavières

Le Cycliste, avril 1947
Le col relie Pralognan-la-Vanoise à Modane. Franchi sans doute pour la première fois en 1938 par les cyclomuletiers Guérin et Koening, puis en 1943 par Chatelain, d’Annecy, il ne figure pas sur les profils Dolin. La traversée la plus facile s’effectue dans le sens Pralognan-Modane. On gagne Pralognan de Moutiers par une route assez dure, notamment à partir du Villard-du-Planay et par-dessus le marché en certains endroits en très mauvais état. Malgré des ressources hôtelières assez abondantes, il est difficile de trouver un lit à Pralognan, du 15 juillet à début (…)

NOTES D’UN TOURISTE AU PAYS DES ROUTES D’OR

NOTES D’UN TOURISTE AU PAYS DES ROUTES D’OR

G. de Pawlowski, Illustrations Bottini (?), La Bicyclette, 1894
A la lueur tremblottante des réverbères que reflètent les trottoirs mouillés, les fiacres et les omnibus passent tout secoués par le gros pavé de la place de la Bastille, éclaboussant les passants à l’allure, maladive de leurs vieux chevaux échappés de chez Maquart. J’avance tout empaqueté dans mon caoutchouc, avec la vague inquiétude des sols mouillés et gras, déployant une tactique d’apache pour éviter un virage fatal entre les camions et le Madeleine-Bastillo, qu’en pur style de journal on appelle lourd véhicule pour (…)

Mon cher Velocio

«  Vous faites une dernière objection, sans grande conviction, d’ailleurs, à propos des roues légères. Je vais y répondre.  »

GONFLEMENT DES PNEUMATIQUES AU MOYEN DE L’ACIDE CARBONIQUE. 1893

GONFLEMENT DES PNEUMATIQUES AU MOYEN
DE L’ACIDE CARBONIQUE.
Nous avons signalé, il y a plusieurs mois, l’idée que nous communiquait un de nos correspondants, d’utiliser les tubes ou cartouches Giffard pour le gonflement des pneumatiques. La Société des appareils Giffard a mis cette idée en pratique et lance sur le marché des cartouches d’acide carbonique disposées spécialement pour cet usage. Comme nous l’avons dit, il reste à savoir si le système est bien pratique et s’il n’y a pas à craindre l’éclatement du bandage si la soupape de réduction venait à se dérégler.
A. DESCHAMPS. (…)

Les jantes en bois (1893)

Parmi les nouveautés vélocipédiques de 1894, la jante en bois occupera la première place.
Les principaux fabricants américains les ayant déja adoptées pour leurs machines, il est certain que quelque grand constructeur français les mettra à l’essai.
Eprouvée en Amérique, la jante en bois a donné les meilleurs résultats. Le plus précieux de ses avantages est qu’elle allégera une machine de plus d’un kilog. tout en présentant la solidité des jantes en acier. Un autre avantage est que la jante en bois ne se bosselle pas et n’est pas deformable comme celles en acier. On a mis de ces (…)

La Bicyclette (1885 à 1898)

La Bicyclette (1885 à 1898)

« Dès la fin de 1885, quelques mois à peine après l’apparition des pre­mières safeties, fut lancé un nouveau type, le rover, qui, tout de suite, s’attira les quolibets de la presse cycliste. »

La bicyclette à moteur (1894)

La bicyclette à moteur (1894)

En 1894, une bicyclette à moteur, qui va lancer déjà bien des débats, car sans pédales c’est aussi la première moto de série, la pétrolette.

Heureuse innovation (1894)

Une note émanant de l’administration des Grands Magasins du Louvre avertit les clients cyclistes qu’un garage va être mis incessamment à leur disposition aux abords des magasins. Cela permettra aux nombreux acheteurs du Louvre d’y venir faire leurs emplettes en machine.
La Bicyclette, 1894

SENSATIONNEL

SENSATIONNEL !!
Notre excellent confrère le Vélo publie le très intéressant article qu’on va lire.
Nous le reproduisons avec plaisir et nous nous réservons d’y revenir dans un prochain numéro :
Au lendemain de la course Paris-Brest, en septembre 1891, notez la date - Jean sans Terre, causant chez Gillet avec M. Clément des épreuves similaires auxquelles ce grand tournoi allait ouvrir des horizons, disait textuellement ceci au constructeur parisien :
Le prix de 2,000 francs que le Petit Journal a décerné à Charles Terront vous paraît fantastique, parce que la vélocipédie, jusqu’ici (…)

Les chemins de fer (1893)

On dit - n’est-ce point un rêve ? que la Compagnie Paris-Lyon Mediterranée serait décidé à faire quelque chose pour les cyclistes. Toujours d’après « l’ on dit », des crochets de suspension seraient disposés dès maintenant dans les fourgons à bagages de ladite Compagnie et recevraient les bicyclettes des cyclistes voyageant par le grand frère Les machines seraient ainsi à l’abri des cahots et du contact des autres colis. Voilà un progrès auquel applaudiraient des deux mains les infortunés à qui, en arrivant à destination, on rendait leurs machines dans un état lamentable, sous le (…)

La Saint-Vélo (1893)

Nous savons de source certaine que la Société vélocipédique de Fontainebleau organise une petite Saint-Vélo, pour le premier dimanche de septembre ; toutes les dispositions seront prises pour assurer aux cyclistes une journée fort agréable, où les principaux sites de la forêt seront passés en revue. Cette merveilleuse forêt dont la réputation est universelle offre aux cyclistes des routes incomparables, qui sont entretenues admirablement et sur lesquelles on peut pédaler, pédaler encore, pédaler toujours sans éprouver la moindre fatigue, et sans aucun danger pour les machines.
Espérons (…)

Peine perdue (1894)

L’avenue des Champs-Élysées opère sur tous les cyclistes une attraction aussi universelle que compréhensible. Elle ouvre, en effet, entre les deux plus belles places de la capitale, la Concorde et l’Étoile, une artère comme aucune autre ville du monde n’en possède de pareille par sa longueur, sa largeur, l’animation constante qui la caractérise, son cadre tour à tour verdoyant dans le bas avec les Champs-Élysées, riche et splendide dans le haut avec les magnifiques habitations qui lui servent de bordure.
Elle est, de plus, particulièrement agréable aux cyclistes par la nature de son sol (…)